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Séjour de Printemps 2019

24 cyclos CTA à Nant (Aveyron)

Un récit de Maryse Giacometti

mercredi 8 mai 2019

Puisque ce premier dimanche de mai ressemble à un triste jour de janvier avec un vent cinglant assorti de pluie et même parfois de flocons, un ciel bas et gris que le soleil essaie vainement d’éclairer, et qu’il n’est question, pour moi ni de jardiner ni de pédaler je vais tenter de relater, à ma façon le séjour de quelques 24 CTA dans l’Aveyron au Roc Nantais.
C’était, il n’y a pas si longtemps.
Pour tous, arrivée à divers moments le samedi 20 avril :
Les plus rapides (j’en étais) déchargeaient vélos et bagages peu après 10h30.Certains en fin de matinée, d’autres en milieu d’après-midi procédaient aux mêmes manipulations. Une organisation sérieuse et concertée avait permis un remplissage rationnel des différents véhicules. Quelques cyclos contraints par des motifs personnels arrivaient à Nant en « électrons libres » entendez par là en empruntant des routes qui ne partaient pas de Savoie.
Ce samedi 20 avril la clémence du ciel incitait le gros de la troupe à découvrir sans tarder le paradis environnant. Roque Sainte Marguerite, les Gorges de La Dourbie et le plateau de Montredon donnaient le départ d’une semaine de cyclotourisme qui, malgré une météo capricieuse (soleil parfois mais pas souvent, pluie trop souvent, vent et ses rafales récurrents, grêle occasionnelle) gravera dans les mémoires des jolis souvenirs aussi variés que personnels.
Les commentaires unanimes me semble-t-il, ont fait l’éloge du lieu.
Nant, petit village médiéval du sud de l’Aveyron en Occitanie, se love dans une cuvette entre le causse du Larzac et le causse noir. De petits canaux encerclent la bourgade. Certains passent dessous. La permanence de l’eau distille sa petite musique aussi vivante qu’apaisante. A ses abords le Durzon et la Dourbie entretiennent la mélodie.
L’implantation du Roc Nantais dans le village permet à ses occupants d’aller flâner à tout moment dans les ruelles, de s’arrêter devant des portes d’un autre temps, de prendre un verre ou de savourer un velouté d’asperges sous les halles pittoresques du XVII ième siècle, manger du chocolat chez Auger ou acheter du saucisson chez Mazerand recommandé par Gault et Millau.
L’accueil du centre de vacances n’est pas le moindre de ses atouts.
Il faut :
 Souligner la mise à disposition d’un local sécurisé et privatisé pour nos vélos.
 Ne pas oublier de signaler l’utilisation à la demande de la chaufferie. Quel confort d’enfiler des chaussures sèches après les jours de pluie !
 Signaler l’attention toute particulière du responsable avec son invitation dans sa « chapelle »…privée où les bouteilles débouchées généreusement n’avaient rien à voir avec le vin de messe. Quoique, n’y-a-t-il pas eu communion ?
Les différents services méritent également des éloges. Lits faits tous les jours pour ceux qui ne prenaient pas la peine de secouer leurs puces…, linge de toilette changé à mi séjour, bar ouvert et … animé.
Au restaurant assiettes desservies à la fin de chaque plat, buffet copieux, personnel disponible.
L’animation aux dires des uns et des autres souvent de qualité mérite elle aussi son coup de chapeau.
La météo, je l’ai déjà écrit ne nous pas toujours été favorable mais il aurait fallu un grand cataclysme pour stopper nos envies de découvertes. Il suffisait de remplir les voitures et de choisir quelques belles destinations. C’est ainsi que les secrets de la fabrication du Roquefort nous ont été révélés dans les caves des établissements Papillon, que la confection très artisanale des gants en peau nous a fait rêver de luxe chez Fabre et que l’approche du Viaduc de Millau sur une aire d’autoroute nous a démontré que les barrières géographiques peuvent être enjambées.
A part ça, se demandent certains… avez-vous pédalé ?
Je ne parlerai pas de ce que je n’ai pas fait.
En revanche je peux évoquer les commentaires de ceux qui ne roulent pas « dans la même cour que moi ».
« Trop chouette le Mont Aigoual !!!Je l’ai fait malgré le vent, la pente, la pluie. Si je reviens…j’y retournerai »
« Et le cirque de Navacelles : superbe ! Trop beau ! Par contre le retour avec le vent dans le nez qui cloue sur place …C’était pas du gâteau !!! »
« Sympa la boulangerie à Millau avec son poulet/frites à huit euros. Encore une belle journée avec s’il vous plaît un passage au pied du mythique Viaduc ! »
Puisque je pédale avec le groupe Zen (bien nommé ?), il m’est plus aisé d’en relater les exploits parce que, qu’on se le dise nous n’avons peur de rien : ni d’affronter les pentes à 17% du col de Mouzoules, ni de pique-niquer à l’abri …dans l’entrée d’une église un jour de Pâques, ni de pédaler sous la pluie BATTANTE de Millau jusqu’à Nant, ni de boire le café dans un salon alors que nous dégoulinons…ni de nous faire inviter par la patronne pour boire le café au milieu d’une joyeuse assemblée rassemblée autour d’un méchouis le lundi de Pâques… C’est la tradition locale !
Alors ?
Des amateurs pour le groupe zen ?
Voilà, un récit personnel, j’en conviens, d’une belle semaine qui outre les capacités et les prouesses sportives de chacun a eu le grand mérite de sceller l’amitié entre tous.
Maryse Giacometti
Verrens-Arvey le 5 mai 2019


"la chapelle"
Un praticant à "la Chapelle"

Le cirque de Navacelles
La Couvertoirade

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